20.1.08

"Les lèvres de Sylvie Vartan"

Curieux bouquin que "Les lèvres de Sylvie Vartan" d'Erwan Chuberre que je suis en train de lire.
Le récit évoque jusqu'à la déraison la passion retrouvée de ce jeune romancier en mal d'inspiration pour l'idole de son enfance.
Pas toujours très sain, ni d'ailleurs du meilleur goût.
Mais une jolie analyse cependant de la blonde Sylvie 70' que je souhaite vous faire partager.

Nous sommes en 1975. Erwan Chuberre a 7 ans et son papa lui offre son premier 45 tours: "Danse-la, chante-la" de Sylvie Vartan.
C'est le déclic, la révélation.

"C'était un titre disco et dansant. Un texte frais, avec une musique entraînante. De mes 7 à 13 ans, il fut le disque le plus écouté, le plus vénéré. A mes yeux, c'était le top de ce qui pouvait exister en matière de musique ... Mes yeux ne brillaient qu'au son de sa voix. Ses chansons étaient tantôt mélancoliques, tantôt dansantes. Son image représentait à mes yeux l'incarnation de la beauté. La femme dans toute sa splendeur. Blonde, les cheveux longs. A 30 ans, elle était la chanteuse sexy et dénudée qui m'a tant fait rêver chez Drucker ou chez Guy Lux."

Joli témoignage.
J'ai moi-même évoqué cette période flamboyante sur mon blog.
J'ai retrouvé là une photo de 1973 où Sylvie pose avec cet air boudeur qui nous a tant fait craquer.

Les années ont passé, certes. Dans les années 80, la passion du romancier s'était un peu effritée, la mienne aussi. Chacun sa vie.
Mais on n'oublie jamais totalement les élans de son coeur, ceux de l'enfance notamment.
Il y a avec Sylvie ce lien indéfectible que je ne saurai expliquer et qui se bonifie avec l'âge.
La dame a eu un parcours artistique lumineux et un parcours personnel digne.

"Juste quelqu'un de bien", comme le dit la chanson.