16.8.06

Sylvie et Sheila: les seventies flamboyantes

La chanson est un art mineur grommelait Gainsbourg.
Soit!

Sylvie Vartan est la première artiste de sa génération à inclure la danse dans un tour de chant. Dès les seventies, elle ne concevra plus de monter sur scène que dans cette forme de spectacle. Elle se produira alors dans des shows télévisés et sur des scènes immenses, avec une quinzaine de danseurs et sur des décors de rêve. Elle s'entoure pour cela des meilleurs chorégraphes américains.
Habillée par les plus grands couturiers, Sylvie offre à son public énamouré une silhouette et un corps de rêve. Elle n'arrête plus de montrer ses jambes en les exhibant jusqu'à hauteur de hanche dans des bodys cousus de flamme.
C'est dans la robe justaucorps noire signée Bob Mackie (que l'on voit sur la photo) que je la préférais. Féline à souhait.
Sa chorégraphie la plus emblématique restera "La drôle de fin", un tango rythmé qui fut un des grands succès de l'été 1975.

En 1975, une autre chanteuse emblématique des sixties et habituée des hits fait un tube pétillant: "Quel tempérament de feu". Il s'agit de Sheila. Contrairement à sa consoeur et rivale, Sheila ne fait pas de scène. Sa carrière se base uniquement sur la télévision et la presse qui en a fait une chanteuse "populaire". Naturellement douée pour la danse et devenue à son tour sexy et strassée, Sheila surfera avec succès sur une nouvelle tendance musicale, le disco. Elle apparaîtra à son tour à la télévision en short pailletté et montrant aussi ses jambes, entourée de trois danseurs blacks, les B. Devotion. Elle parcourt ainsi les plateaux de télévision européens à la conquête des charts.

Sylvie trouve le disco agréable au niveau rythmique mais un peu impersonnel. Elle utilisera ce rythme comme prétexte pour de nouveaux ballets scéniques mais ce style ne l'intéressera pas vraiment.

A l'époque, Sylvie et Sheila étaient les deux chanteuses qui trustaient les meilleures places du Hit-Parade. Elles étaient mes deux chanteuses préférées, aussi flamboyantes l'une que l'autre.
A l'évidence rivales. Ou du moins la rivalité était entretenue par leurs entourages respectifs.
La photo ci-dessus prise lors d'un "Sacha-Show" début 1979 est donc plutôt un événement, tant les deux vedettes s'évitaient.

Aujourd'hui, avec le recul, je garde une certaine nostalgie de mes seventies "paillettées", même si depuis, Sheila a quitté mes "étoiles d'or".