21.8.06

Coucou, c'est moi ...

En mai 1985, Sylvie Vartan réunit ses fans à l'Espace Cardin.

Cette année-là, la France vibre aux sons de Goldman, Renaud, Balavoine et Etienne Daho.
Je craque aussi sur le joli minois boudeur d'Al Corley qui nous chante "Square rooms".
Côté féminin, c'est France Gall qui cartonne. Son répertoire est jeune et moderne. Il inspire la jeunesse étudiante et la génération des "potes". Elle vient de triompher au Zénith de Paris.

Sylvie est plutôt "décalée". Américanisée depuis son mariage avec un riche producteur américain, embourgeoisée, le maquillage blafard, retranchée derrière ses lunettes fumées, la star apparaît froide et distante aux yeux de certains médias.
Le public jeune ne la suit plus. Son répertoire est devenu banal et vieillissant.
Elle vit désormais à Los Angeles, sous les sunlights de Beverly Hills.

Moi, je suis étudiant en second cycle de sciences à Paris VI. J'ai désormais d'autres préférences musicales qui ne passent plus par Sylvie Vartan, même si son timbre de voix atypique me séduit toujours. Je ne suis pas insensible à ses interminables et charnelles "Heures de désir" qui hélas resteront confidentielles au niveau du succès.

C'est alors que la blonde décide de réunir ses fans à l'Espace Cardin, à Paris.
Pour cette journée particulière, une occasion à ne pas manquer.
Nous voila rassemblés autour de "la Vartan". Oubliant son statut, Sylvie apparaît accessible, disponible et détendue. Tout en gardant ce côté pudique et réservé que j'apprécie en elle.
Elle répond aux questions très convenues des fans puis interprète en avant-première les titres de son prochain album "Made in USA" à consonnance plus rock.
La réunion se termine par une séance des dédicaces. C'est la bousculade.
Pris dans le tourbillon de la foule, me voici "intégré" au service d'ordre chargé de protéger la chanteuse des débordements inévitables des fans les plus excités. Je me retrouve positionné derrière Sylvie durant toute la durée des dédicaces.
Ce sera pour moi l'unique occasion de l'approcher d'aussi près. A la fin, elle me remerciera d'un petit sourire timide mais franc. Sylvie rime avec jolie et polie.

20 ans après, je découvre cette photo grâce à la magie d'Internet.
Merci Marie.
Le jeune homme "en blanc" de face juste derrière Sylvie, c'est moi. OK, je ne suis pas très bien cadré. Mais c'est Sylvie, la vedette.
Et comme Marie est aussi une admiratrice de Barbara, je concluerai volontiers par cette affirmation: "Si la photo est bonne".

C'était mon petit clin d'oeil personnel avant de reprendre le parcours initiatique de ce blog.

2 Comments:

Anonymous Karina said...

Coucou, c'est Karina:-)

Bravo Clément pour cette belle initiative!

Tes portraits sont touchants, très joliment écrits, prenants.

Tu ne pouvais élire plus jolie trame en choisissant Sylvie Vartan:-)

Quant aux autres, je dirais que tu as très bon goût.

Que d'"étoiles d'or" sur ce blog intelligent, passionné et passionant!

Merci

Karina

9:37 PM  
Blogger cc said...

En fait, c'est mes potes de la fac qui trouvaient Sylvie "vieillissante". Moi, j'en pinçais toujours secrètement pour Sylvie, même si mes goûts musicaux évoluaient aussi naturellement.
CC

8:03 AM  

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