Bécaud: Monsieur 100 000 volts
Celui qui symbolisa la jeunesse turbulente des années 50 apparaît alors comme une exception dans le music hall.Ce jeune chanteur excentrique électrise le public de l'Olympia avec son jeu de scène énergique et une façon bien particulière de marteler son piano.
Cette énergie, peu commune alors, se retrouve dans sa musique et dans son interprétation.
A mi-chemin du réalisme classique d'Aznavour et du surréalisme du "fou chantant" Trenet.
On retiendra des standards incontournables comme "Nathalie", "Le petit oiseau de toutes les couleurs" ou "L'orange" (dénaturée par la Star Ac).
Mais aussi des titres moins connus et tout aussi poétiques comme "Le pommier à pommes" et "Un peu d'amour et d'amitié" qui se termine sur un saxo apaisant.
Avec l'âge et les cigarettes, sa voix était devenue plus rauque.
La poésie de ses chansons transcende les générations et les modes.
Pourtant, avec le temps, le public s'est un peu dispersé et dans les années 90, la qualité de son oeuvre était hélas mésestimée. Il ne jouissait plus de la même notoriété artistique que ses "pairs" Aznavour et Trenet et il en souffrait beaucoup, paraît-il.
Le poète est décédé en 2001, un peu dans "l'indifférence" pour parodier le titre d'une de ses plus belles chansons.
"Quand il est mort le poète ..."

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