Sylvie Vartan: "La plus belle pour aller danser"
Dans le hors-série de Télérama consacré au "Rock & Chanson", voici un joli commentaire sur une compilation de Sylvie Vartan.Il date de 1995.
"Les quadras l'adorent: elle a su transformer en femme élégante la fillette yé-yé des commencements, mettre de la justesse et un soupçon de profondeur dans sa voix autrefois flûtée. On retrouve chez Sylvie twists sympas, ballades insouciantes et plus émouvantes confessions."
Plus émouvantes confessions ?
C'est ainsi que je la préfère. "Deux mains", "Un peu de tendresse", "Non, je ne suis plus la même", "Je chante encore l'amour", "Jours après jours", "Toute une vie passe"...
L'émotion à l'état brut, grâce à cette voix atypique, légèrement voilée, qui s'est bonifiée avec le temps pour en effet "gagner en profondeur".
Autant de "joyaux" méconnus du grand public.
Dommage.
A noter sur la photo la beauté slave et sauvage de la blonde idole en 1964.
Elle symbolisait à l'époque la modernité et était présentée comme "l'archétype de la jeunesse française".
Les magazines expliquaient alors que les modes destinées aux juniors changent tous les dix ans: "Après le style existentialiste de Gréco, vint celui de Bardot, à présent démodé par celui de Vartan. Sylvie est le nouveau modèle en date, unanimement plébiscitée".
C'était l'époque où Sylvie était "branchée".
Avec "La plus belle pour aller danser" (1 500 000 exemplaires), Aznavour frappa fort et ce titre conféra à la jeune fiancée de Johnny une crédibilité naissante et une touche de romantisme qui fit craquer plus d'un teenager.
Peu d'idoles des jeunes peuvent se flatter comme elle d'avoir partagé la vedette avec les Beatles sur la scène mythique de l'Olympia en 1964.
On dit même que Paul Mc Cartney en "pinçait" pour elle et lui fit pendant plusieurs jours une cour désespérée ...

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